Qu’est-ce que le mouvement catholique indépendant ?
Il s’agit d’un ensemble d’Églises d’origine catholique qui fonctionnent de manière autonome et ne sont pas sous l’autorité ou le gouvernement de l’Église de Rome (l’Église catholique romaine). Elles offrent une expérience de culte catholique alternative, axée sur les traditions sacramentelles et la prédication selon le modèle de l’Église primitive.
Y a-t-il plus d’une Église catholique ?
Non. Il n’y a qu’une seule Église catholique au sens large, mais elle regroupe plusieurs dénominations. L’Église catholique romaine en est une, tandis que l’Église catholique apostolique d’Antioche et d’autres juridictions indépendantes forment une autre branche de cette même tradition.
Qu’entend-on par « dénomination » ?
Une dénomination est une organisation religieuse regroupant des fidèles autour de croyances, de ministères et de pratiques partagés. Les dénominations catholiques partagent une racine historique commune, mais leurs théologies, leurs rites et leur mode de gouvernance peuvent varier du plus conservateur au plus libéral.
Qui dirige les Églises catholiques indépendantes ?
Chaque dénomination autonome est dirigée par ses propres évêques. Au lieu d’être sous l’autorité du pape (qui est l’évêque du diocèse catholique romain de Rome), l’Église est généralement administrée par un évêque président, un patriarche, un archevêque ou un conseil élu par un synode.
Vos évêques possèdent-ils une succession apostolique valide ?
Oui. La succession apostolique garantit qu’un évêque est consacré dans une lignée ininterrompue remontant aux apôtres, par l’imposition des mains et l’onction. Au fil de l’histoire, des évêques validement consacrés ont quitté l’allégeance romaine tout en conservant leur pouvoir d’ordination, transmettant ainsi cette succession valide aux Églises indépendantes.
Quelle est l’origine historique de cette indépendance ?
Outre les grands schismes de l’histoire (comme la séparation orthodoxe en 1054 ou l’anglicanisme en 1534), plusieurs communautés catholiques ont conservé leur autonomie historique ou se sont séparées de Rome lors de réformes doctrinales, comme le refus de l’infaillibilité papale lors du concile Vatican I.
Êtes-vous en communion avec l’Église de Rome ?
Non. Bien que la validité des ordinations et de la succession apostolique soit historiquement démontrée, l’Église ne dépend pas de l’autorité papale. Le pape et son clergé n’exercent aucune juridiction sur nos communautés.
Quels sont les sacrements célébrés ?
Les sept sacrements traditionnels sont reconnus et célébrés : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, le Mariage, l’Ordre, la Confession et l’Onction des malades.
Qui peut recevoir la communion et les sacrements ?
Tous les baptisés sont invités à communier et à recevoir les sacrements. La communion est un acte de foi personnelle et communautaire ; aucune formation préalable stricte ni « première communion » formelle n’est exigée.
Quelle est votre position sur le mariage, le divorce et l’accueil des personnes marginalisées ?
L’Église accueille sans exception toute personne cherchant Dieu, indépendamment de son statut civil, de son passé ou de sa situation personnelle :
- Divorce et situations personnelles : Les personnes divorcées ou marginalisées sont pleinement accueillies.
- Inclusion LGBTQ+ : La diversité des orientations sexuelles et des identités de genre est pleinement acceptée.
- Mariage : Accessible à tous, dans le respect des exigences légales locales, après un entretien de discernement pastoral.
Quelle est votre politique concernant le sacerdoce et l’ordination ?
L’ordination aux Saints Ordres est ouverte à toute personne qualifiée, quel que soit son genre (hommes, femmes), son orientation sexuelle ou son état matrimonial (célibataire, marié, divorcé). Le célibat des prêtres est facultatif.
Célébrez-vous la liturgie en latin ?
Non. Les liturgies sont célébrées dans la langue d’usage de la communauté locale, dès lors qu’elle est maîtrisée par le célébrant.
