1. Rien qu’un petit mot
Rien qu’un petit mot pour te dire que l’on ne t’oubliera pas,
que l’on se souvient toujours de tes cheveux blonds,
de tes yeux bleus, de ton sourire radieux.
Rien qu’un petit mot pour te demander
de nous aider à surmonter les rudes épreuves d’ici-bas.
Pour te supplier de nous envoyer, du plus profond de ta victoire,
ce petit morceau de bonheur, qui s’est perdu
dans le labyrinthe de la haine.
Rien qu’un petit mot pour t’implorer d’effacer
les fissures, les injures, les obstacles, les incompréhensions.
Pour te rappeler que l’on compte sur toi, que l’on a besoin de ta force,
enfin, rien qu’un petit mot pour t’affirmer que l’on t’aime
d’un amour si puissant que le plus grand palais, que le plus pur rubis,
n’est, en comparaison, qu’éphémère beauté.
2. Grand-Mère (Grand-Père)
Nous l’avons tellement aimé(e).
Il/Elle était si heureux(se) de vivre avec ceux qu’il/elle aimait.
Il/Elle qui était si heureux(se) de laisser entrer le soleil
dans sa maison et dans son cœur.
Il/Elle qui était si heureux(se) des rencontres familiales.
Il/Elle qui était si plein(e) de tendresse et de délicatesse.
Accueille-le/la, Dieu miséricordieux, dans ton royaume ;
et ne nous laisse pas seuls, au fond de notre tristesse.
Aide-nous à supporter le vide creusé parmi nous.
Toi qui aurais aimé, Grand-Père/Grand-Mère,
voir grandir tes petits-enfants,
ils sont là, dans nos vies, dans nos cœurs,
comme le dernier cadeau que nous pouvons t’offrir.
Plus tard, ils chanteront peu être.
« Maintenant, je m’en souviens, c’était toi Grand-Père/Grand-Mère
qui venais me prendre la main… »
En nous appuyant les uns sur les autres,
en faisant confiance à la vie,
nous continuerons à t’aimer, toi que nous pleurons,
et nous te garderons présente parmi nous
3. Maman !
Quand tu seras vieille et que tes cheveux seront tout blancs
quand tu auras besoin d’un peu de calme et de répit
pour que la paix règne dans ton cœur vers la fin de ta vie,
je viendrai tous près de toi, Maman
je viendrai te serrer dans mes bras
je viendrai te dire « N’aie pas peur Maman »
je ne te laisserai pas seule
je serai là, toujours là
je serai là, parce que je t’aime
je serai là pour toi, ma jolie Maman.
4. De Père en Père
À partir d’aujourd’hui, à partir de ce moment,
plus rien ne sera jamais comme auparavant ;
je vais revenir à la maison et redécouvrir tes outils.
C’est avec émotion que je les regarderai sur l’établi.
Mes doigts glisseront sur les manches polis
des images reviendront du temps où j’étais petit
je revois le jeune homme que tu étais, puis l’âge mûr,
puis le profil du senior, c’est vrai, vieillir c’est dur.
Mais pour ton enfant l’épreuve est encore pire.
Dans ses yeux, voir ses parents petit à petit partir
avec les rides, les cheveux blancs, un peu d’estomac
c’est un monde sacré qui peu à peu s’en va.
Moi aussi avec les années je suis devenu un Papa
et des yeux d’enfants me scrutent déjà comme cela.
J’ai quelques cheveux blancs et côté estomac ça va,
enfin du moins pour l’instant, plus tard on verra…
Je fais le grand mais tu sais, j’ai peur Papa :
mourir, laisser ma femme et mes enfants et tout ça
tout ce que tu as supporté, j’espère que j’aurai ta force
que je mériterai ton exemple, que la mort ne sera pas trop garce.
Je n’ai pas le droit de fléchir, dure logique de la vie.
Les obligations, les responsabilités, tout un ensemble qui t’habille
tu connais le refrain, le couplet, tu as si longtemps chanté.
Je compte désormais sur toi, j’en aurai bien besoin
pour que secrètement, au creux de mon oreille,
tu viennes parfois souffler un air ou des notes oubliées…
5. Rire
Même si la tristesse nous serre aujourd’hui la gorge,
même si les yeux nous piqueront au moment
où sont corps devra être laissé aux mains d’une destinée inexorable,
armons-nous d’ores et déjà des meilleurs souvenirs.
Son sourire n’ était-il pas ce qui amenait un peu de magie dans notre vie ?
Quand il est magnifique, le sourire révèle une âme splendide.
C’est le signe extérieur d’une beauté intérieure
qui vit en nous, et qui sans lui serait souvent invisible aux autres.
Le rire est une chose qui reste dans notre mémoire
bien après que nos yeux l’aient oublié.
Personne ne résiste à un sourire sincère.
Quand au rire, il est contagieux.
Mais il ne faut pas rire mécaniquement, et sans expression.
Le vrai rire tourne le dos au néant et fait avancer le monde.
Il préserve la santé des vieux comme celle des jeunes.
Il colore le laid avec des éclaboussures d’or et d’argent.
Il élève les humbles et brise les barrières sociales parfois stupides.
Nous qui entrons dans le deuil,
rappelons-nous que le rire, lui seul,
nous montrera les choses sous leur vrai jour.
Grâce à lui, en de fugitifs instants,
la mort perd le pouvoir de séparer ceux qui s’aiment.
6. Mon puzzle à moi
Je ne sais plus ce que je suis, ce que je fais.
Ton départ si brutal, en moi, a explosé.
C’est comme si j’étais brisé(e), éparpillé(e),
disloqué(e) par cette mort que nul n’attendait.
Une partie de moi-même vient s’accrocher
à ce cercueil où tu reposes désormais.
Toi, tu es là, statue immobile à jamais,
tandis que je crie de mon âme morcelée.
A vous tous, présents, vous croyez me voir entier(ère),
Mais au fond de moi, je me suis désagrégé(e).
Je suis un puzzle de détresse et de chagrin
qui essaie encore de se rassembler en vain.
Je suis si aveugle, mes amis, mes enfants,
que j’en oublie de voir que vous êtes là.
Or, vous êtes des morceaux de vie si brillants,
le meilleur de mon être, le meilleur de moi.
Et si le vent de la mort m’a émietté(e),
vous êtes les liens qui pourront me rassembler.
Vos sentiments sauront me rendre une unité,
j’ai besoin de vous pour enfin me retrouver.
7. La mort nous réunira
L’absence n’a-t-elle pas pour fonction, finalement,
de nous rappeler que nous sommes vacants de quelqu’un,
et douloureux par cela, jusqu’au moment où nous aurons
rejoint l’autre ?
En ce sens, elle est bien dure à supporter, même si elle
n’est pas sans auxiliaires qui nous aident.
Pourtant elle conduit au « au revoir ».
Jour après jour, elle y ramène, et chacune de nos peines
en prépare la plénitude.
Je crois alors qu’il convient d’être sûr de ce propos :
La mort existe,
La mort emporte un jour en son ailleurs un être cher,
La mort, un jour, viendra et nous emportera aussi,
en son là-bas.
Et nous réunira.
La mort est cela.
8. Le temps
Le temps…. le temps…. c’est important le temps
qu’on met à se connaître
qu’on met à oublier
qu’on passe à la fenêtre.
Le temps que met un petit prince
pour retourner vers l’infini
dans le ciel bleu de la province
un oiseau tombe et tout est dit.
Le temps que mettent les roses
pour refleurir après l’été
et pour reperdre, à peine écloses,
le souvenir d’avoir été.
Le temps efface toute larme
pour laisser trace de son sel
le temps que cesse toute alarme
pour que renaisse l’arc-en-ciel.
Le temps d’apprendre que j’existe
et de découvrir l’univers
c’est déjà le bout de la piste
et les endroits sont à l’envers.
9. Pour un Mort
Mon Dieu, reprends ton souffle à notre ami,
Dégage-le de l’odeur de la mort.
Tu l’as donné gratuit, reprends-le de même :
Mets d’abord à son compte que nous l’aimions.
Nous n’avons pas à te le présenter
Nous te montrons ce qu’il nous a donné.
Rassemble ces bontés, elles t’appartiennent,
Ne l’isole pas de nos prières pour le juger.
Devant la mort, nous ne savons que toi,
Nous prenons souffle à l’espérance.
10. Maman
Chaque fois que tu as séché mes larmes
Toutes ces fois pendant toutes ces années
Je ne t’ai jamais dit « Merci Maman »
À chaque fois que j’ai été triste
Et que tu as ramené un sourire sur mon visage
Je ne t’ai jamais dit « Merci Maman »
À chaque fois que tu as pardonné
mes erreurs et que tu m’as rendu plus fort
Je ne t’ai jamais dit « Merci Maman »
Merci, Maman. Je t’aime
11. L’amour
Petite pousse de vie, graine issue de gaieté
sèche tes larmes, souris et reste gaie ;
l’amour que te portait ton/ta magique ……… *
n’avait d’égal que les limites de l’univers.
Tu repartiras en cours et tu rejoueras
quand tu seras triste, s’ouvriront de nouveaux bras
mais sans que tu le saches, il /elle te regardera.
Au fil des années, son amour veillera sur toi.
Plus tard, tes pas rejoindront ceux d’une âme sœur
mains enlacées, pour bâtir une vie de bonheur
et quand tes enfants souriront dans tes bras
à côté de toi, ton/ta ………. * sera encore là.
La vie pourra, c’est possible, te faire tomber
maladie sournoise ou autre
source de résistance face à l’adversité
son amour sera ta cape de dignité.
Et quand les maux de vieillesse t’auront rattrapé(e)
Quand dans ta chambre des autres on t’aura isolé(e),
décrispe tes doigts et reste calme dans le trépas
car derrière la porte, son amour sera encore là.
Petite pousse de vie, graine issue de gaieté
as-tu compris la force de l’ amour d’un(e) ……….. * ?
dans les grottes, sur les cimes ou sous chaque pierre
sous le chaud équateur ou sur les glaces polaires
tu ne trouveras jamais, dans l’espace et le temps,
une absence du/de la ……….. * qui t’aime si ardemment.
* : Mère, Père, Grand-Mère, Grand-Père
12. Le temps qui passe…
Le temps qui passe
Et les années qui s’effacent.
Le temps qui passe
Et nous laisse seuls devant la glace.
Les rides au bord des yeux
Et dans nos cœurs nos souvenirs.
Le temps passe silencieux
D’un avenir que l’on ne peut définir.
Il passera le temps
Il volera notre jeunesse
Il volera notre vigueur d’antan
A l’affût de la moindre faiblesse.
Il passe et passera toujours
Mais il ne volera point sa fraîcheur
Ne rongera point de son cœur son amour,
Ne volera point ni sa grâce ni sa douceur.
Il passe et passera encore
Mais ça nous est bien égal,
Elle restera comme à l’aurore
De sa beauté sans égal.
13. Message
À notre époque extraordinaire
il faut une génération extraordinaire
L’extraordinaire ?
C’est être content de ce qui nous est donné
au lieu de pleurer ce qui est perdu.
C’est être de bonne humeur
quand tout est ennuyeux et difficile.
C’est servir d’appui au lieu
de chercher à s’appuyer.
C’est être souriant quand tout le monde est grognon.
C’est voir le beau malgré le médiocre et le laid.
C’est consoler au lieu de se prendre en pitié.
C’est espérer quand tous se découragent.
14. Quand je partirai…
Je n’y suis pas ; je ne suis pas mort.
Quand je partirai, libérez-moi, laissez-moi aller.
J’ai tant de choses à voir et à faire.
Ne vous attachez pas à moi à travers vos larmes.
Soyez heureux de toutes les années passées ensemble.
Je vous ai donné mon amour et vous pouvez seulement
deviner combien de bonheur vous m’avez apporté.
Je vous remercie pour l’amour que vous m’avez témoigné,
mais il est temps maintenant que je poursuive ma route.
Pleurez-moi quelques temps, si pleurer il vous faut.
Et ensuite, laissez votre peine se transformer en joie,
car c’est pour un moment seulement que nous nous séparons.
Bénissez donc les souvenirs qui sont dans votre cœur.
Je ne serai pas très loin, car la vie se poursuit.
Si vous avez besoin de moi, appelez-moi, je viendrai.
Même si vous ne pouvez pas me voir ou me toucher,
je serai près de vous.
Et si vous écoutez votre cœur, vous percevrez
tout mon amour autour de vous, dans sa douceur et sa clarté.
15. Un sourire
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
il enrichit ceux qui le reçoivent
sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu’un instant
mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter
il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires.
Il est le signe sensible de l’amitié.
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
rend du courage aux plus découragés.
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
car c’est une chose qui n’a de valeur
qu’à partir du moment où il se donne.
Et si parfois vous rencontrez une personne
qui ne sait plus avoir le sourire,
soyez généreux, donnez lui le votre
car nul n’a autant besoin d’un sourire
que celui qui ne peut en donner aux autres.
16. « Maman »
C’est le mot le plus beau, le premier prononcé
C’est par lui que l’amour commence et remercie,
Chaque enfant le redit sans jamais se lasser.
À l’âge où la parole hésite et balbutie,
ce mot irremplaçable autant qu’inépuisé
a gardé sa jeunesse avec sa poésie.
Il a en ce présent, comme il eut au passé
le miraculeux pouvoir en cette vie.
Il est le souvenir d’un être vénéré
religieux du cœur, comme un culte sacré.
Ce mot magique fait deux heureux sans nul doute,
celui qui le prononce et celui qui l’écoute.
Simple, presque effacé, ce petit mot d’enfant
est plus grand que le verbe, et son nom c’est Maman.
17. Le livre de la vie
Le livre de la vie est le livre suprême,
qu’on ne peut ni fermer,
ni ouvrir à son choix.
Le passage achevé
ne s’y lit pas deux fois.
Mais le feuillet fatal
se tourne de lui-même.
On voudrait revenir
à la page que l’on aime
mais la page où l’on meurt
est déjà sous nos doigts.
18. Nous te cherchons partout
Nous voici aujourd’hui au bord du vide
Puisque nous cherchons partout
Ton visage que nous avons perdu.
Tu étais notre avenir
Et nous avons perdu notre avenir.
Tu étais des nôtres
Et nous avons perdu cette part de nous-mêmes.
Tu nous questionnais
Et nous avons perdu ta question.
Nous voici seuls
Nos lèvres serrées sur nos pourquoi.
Nous sommes venus ici chercher
Chercher quelque chose
Ou quelqu’un.
Chercher…
Chercher cet amour plus fort que tout.
Nous te cherchons partout.
19. Tu nous manques
Tes yeux sont fermés, ton visage est si lourd,
figé dans l’au-delà depuis déjà trois jours.
Avec qui partager les souvenirs d’autrefois ?
La chaleur des vacances où nous allions parfois,
nos jeux sur l’herbe tendre et le parfum des fleurs
rires et pleurs, soir ou matin sur ton cœur,
tant de joie qui se brise, de bonheur perdu,
je ne peux croire que désormais tu n’es plus.
La mort est injuste, je ne peux supporter
car elle emporte le complice tant aimé.
Ton regard parti, comment…
20. C’est qui Grand-Mère ?
C’est qui Grand-Mère ?
Dans le dictionnaire, c’est la mère de notre père ou de notre mère.
Mais ce ne sont que des mots !
C’est qui en fait Grand-Mère ?
Grand-Mère c’est comme amour ;
celui qu’on donne avec liberté, générosité et sincérité.
Grand-Mère, c’est comme réconfort ;
quelle force, quel courage de redonner le moral,
la confiance à ceux qui l’ont perdu quand on est âgé comme toi.
Grand-Mère, c’est comme bonté ;
partager, regarder, se préoccuper de son prochain :
comme tu savais bien le faire !
Grand-Mère, c’est comme gâteau ;
ces après-midi passés ensemble, goûter, jeux, chansons, enfance, joie.
Grand-Mère, c’est comme prière ;
ce temps passé, ces tonnes de mots prononcés, cette énergie déployée,
cette volonté formidable !
Grand-Mère c’est comme famille ;
le trait d’union, le lien, le centre,
parce que l’on se sentait bien près de toi, ensemble.
Grand-Mère c’est comme souffrance ;
celle qui t’accompagnait tous les jours
et que tu offrais sans te plaindre, toujours !
Aujourd’hui, Grand-Mère, c’est comme douleur ;
Tu n’es plus là.
Mais si, mais non, c’est pas possible.
Je te vois encore, y’a un truc, quelque chose qui m’échappe,
c’est le vide, le regret.
Nous sommes tristes, mais non, il faut se réjouir :
tu es là-haut, avec lui, avec eux, avec nous, tu es heureuse !
C’est Grand-Mère, comme bonheur, enfin !
Merci Grand-Mère
21. Ma petite Maman
Tu m’as tant donné tant d’amour,
Tant de tendresse ,tant de caresses…
Tu t’es fait pour moi tant de soucis
Tu m’as soigné, nourri, élevé…
Comment pourrais-je jamais te rendre
tous ce que tu m’as donné…
22. Hier, aujourd’hui, demain
Nous avions ensemble fait tant de choses
et voilà que maintenant tu nous quittes.
Nous avons mangé et bu avec toi,
avec toi nous avons partagé les soucis et les travaux quotidiens,
avec toi nous avons partagé tant de projets et tant d’espoirs.
Il y a tant de choses que nous aurions voulu faire ensemble.
Mais tout cela semble s’arrêter aujourd’hui
et ce n’est plus ensemble que nous allons réaliser ce que tu espérais.
Nous voudrions nous souvenir de toi,
continuer de travailler à tout ce que tu attendais,
à tout ce que tu espérais.
Comme un mur, la mort nous sépare de toi,
comme le souffle du vent qui balaie les obstacles.
Notre amitié, notre affection et notre espérance
s’en iront te rejoindre là où désormais tu nous attends.
23. Être vivant
Être vivant
sans s’occuper de l’air du temps
vivre l’instant
à tout moment réinventé.
Être vivant
sans se courber d’où vient le vent
vivre au présent
dans la stridente liberté de la cigale de l’été.
Être vivant
sans s’accrocher au « bon vieux temps »
vivre accueillant
l’irrésistible nouveauté de l’inusable éternité.
24. C’est bien naturel
Quand on pense à ton grand âge,
c’est bien naturel que tu sois parti(e).
Nous nous y attendions ;
Il y avait si longtemps que tu souffrais,
que tu t’affaiblissais et que tu nous disais :
« Mon heure approche ».
Pourtant nous souffrons.
Car ceux qu’on aime n’ont pas d’âge,
on les aime, c’est tout.
Tu retrouves maintenant ceux que tu as aimés.
Certains sont partis déjà depuis bien longtemps.
Nous ne les connaissions pas, mais tu en parlais.
Maintenant tu les vois.
Pour toi, le Christ , la Vierge et tous les Saints
vont accourir ; ils te prennent par la main pour te mener
au Père.
25. Espérance
La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
puisque je l’affirme,
au bout du chagrin une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler, faim à satisfaire,
un cœur généreux, une main tendue,
une main ouverte, des yeux attentifs,
une vie, la vie à se partager.
Paul ELUARD
26. Trace de toi
Il restera de toi ce que tu as donné
au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi, de ton jardin secret
une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.
Ce que tu as donné en d’autres fleurira
celui qui perd la vie un jour la retrouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
entre tes bras ouverts un matin de soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
que tu as attendu plus loin que ton éveil.
Ce que tu as souffert en d’autres revivra
celui qui perd sa vie un jour la retrouvera.
Il restera de toi une larme tombée
un sourire germé sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi ce que tu as semé
que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
27. Cette lettre est pour Toi
Cette lettre est pour toi.
Toi, …….. * que nous aimions,
Toi qui étais la joie de vivre,
Toi qui as pris soin de nous,
Toi qui nous as aidés tout au long
de notre existence, à transformer
nos peurs et nos erreurs
en bonheurs et rêves heureux.
Tu es le merveilleux exemple
de ce que bon nombre de
[femmes/hommes/mères/pères…] devraient être.
……… *, tu n’as jamais su à quel point
nous t’admirions et t’aimions,
laisse-nous simplement te dire
que tu es le/la meilleur(e) ……. *
qu’aucun enfant n’ait jamais eu.
Cette lettre écrite avec tout notre amour
montre combien, …….. *, tu nous manques.
* : Papa, Papi, Maman, Mamie
